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Monegros Desert Festival | Fraga (ES) | 12.07.08 Retour sur la 14ème édition du festival Monegros en Espagne. Toujours en plein désert du Monegros à l’ouest de Barcelone, le festival cette année encore, mise sur le gros son pour tenir éveillées les oreilles de milliers de teufeurs qui se trémoussent tout au long de la nuit Départ en bus de Bordeaux en ce chaud samedi, avec toute une troupe de motivés et de passionnés de musiques électroniques ! Arrivée sur le site vers 18h30, nous prenons nos places après quelques minutes de queue devant les caisses d'entrées. Muni du line up de la soirée et direct je pars voir Marko Nastic et Dejan Milicevic qui nous font un pur set techno très dancefloor sur la scène Sennheiser qui se trouve en plein air. Le public est déjà dans l'ambiance mais la pluie commence à pointer son nez... Cette grosse averse me contraint d'aller m'abriter sous le chapiteau où Ame se produisait.
Une fois les dernières gouttes tombées, le son de la scène du Row 14, qui est aussi en plein air, m'interpelle, et je profite de la dernière heure du set très techno pêchue d'Oscar Mulero. Je ferai l'impasse sur Dave Clarke qui prendra la suite ainsi que sur quelques classiques comme Sven Väth et Richie Hawtin. Me voilà ensuite sous la tente White Label pour voir Steve Bug. Il sert un set minimal/electro très groovy et dansant comme il sait parfaitement le faire, avec de bonnes montées : un régal pour les oreilles. Ensuite je vais voir le début du 1er set de Laurent Garnier sur la scène Bacardi. Le mix est très posé, un peu mou même mais on sent qu'il est en grande forme et va être à la hauteur de l'événement. Préférant donc profiter de son second set plus tard dans la nuit, je vais prendre 1h30 de gros son qui tabasse dans les oreilles grâce à Marco Remus. L'allemand est en forme et déchaîne le public. Il dégage une énergie folle sur la scène et le dancefloor s'embrase mais malheureusement le froid et le vent s'invitent à la fête et on commence à se les geler sévère en plein désert. C'est le moment pour moi, d'aller faire un tour ailleurs. Je passe devant une des têtes d'affiche du festival : Miss Kittin & The Hacker en live. Le chapiteau est pris d'assaut par le public. C'est un succès pour le retour du duo sur scène. Frank Sinatra est à nouveau vivant ! Retour sur la scène Bacardi pour voir Scan X en live, et enfin juste derrière le second set de Mister Laurent Garnier! 2h30 de pur bonheur, c'est un grand cru qu'il nous fait là. Quelques sonorités house, des classiques comme Crispy Bacon et The man with the red face de la techno, des sons qui te font voyager. Il prend du plaisir et ça se voit. Et prendra même le micro pour dire quelques mots en espagnol. Le froid est toujours de la partie et le dj disparaît derrière la scène pour revenir avec un gros manteau d'hiver. Quelques amis viennent me tirer de là pour voir Derrick May qui a débuté son set. Je suis malheureusement un peu déçu par sa prestation, on sent qu'il n'est pas totalement dedans et je retourne donc voir la fin du set de Laurent Garnier qui laisse la place sous les applaudissements à l'autre français du plateau :Agoria . La grosse claque technique et musicale se fait au levé du soleil. Ben Sims a pris le contrôle des platines de la scène Row 14. Impressionnant, ça groove dans tous les sens, les morceaux s'enchainent à une vitesse folle. Le public s'incline devant le maitre et en redemande mais il est temps de laisser place au versus Charles Siegling (moitié du duo Technasia) et Renato Cohen. La techno est donc toujours au rendez-vous et le soleil enfin de retour commence à réchauffer les danseurs encore présents malgré le petit vent frais. Stacey Pullen joue juste à coté de la scène Row 14 sous la tente San Miguel et nous sert un set techno Détroit bien groovy. Juste de quoi me donner la force de continuer à sautiller dans tous les sens. S'en suivra le live d'Elton D, qui ne me transcende pas plus que ça. La découverte de ce jeune brésilien est un peu une déception. Pour ne pas s'endormir au petit matin DJ Murphy envoie dans les enceintes son live avec 2 platines et un laptop, toujours aussi impressionnant et un son qui te fait jumper dans la poussière de la tente San Miguel. Il est 11h du mat, les perchés sont au rendez vous. Puis Christian Fisher, qui pour moi sera le coup de cœur de cette nouvelle édition du festival, prend le relais. Personnellement, je ne connaissais pas ses productions, mais sa prestation m'a donné l'envie de découvrir l'artiste. Je vous conseille de même si comme moi vous ne l'avez jamais entendu. Midi l'heure des braves et des survivants, il commence enfin à faire chaud, et il nous balance des sons dark avec des voix saturées et des montées acid de malade qui te mangent le cerveau. C'est vraiment un son d'after. Malheureusement l'arrêt du live est brutal. En effet les techniciens ont reçu l'ordre de couper le son à 13h pétante. Un peu étonnant sur un tel évènement qui nous avait habitué à des fins orgiaques. De plus, Cristian Varela et Pepo clôturent le festival sur une autre scène et ce jusqu'à 14h! Mais il est temps pour moi de regagner mon bus et surtout de trouver une place où m'étaler et y reprendre quelques forces grâce à un bon gros dodo. Bilan de ce Monegros 2008 : une programmation qui est malheureusement restée sensiblement la même que les années précédentes. Et donc ceux qui y sont déjà venus plusieurs fois n'ont pas été surpris. La fête est toujours malgré tout au rendez-vous et le gros son était présent, mais il est cependant impossible de tout voir tellement la liste des scènes et des artistes est longue. Le cadre est toujours aussi exceptionnel. Dommage que cette année, la météo n'a pas été favorable; la pluie et le froid se sont mêlés à la soirée et sont sûrement aussi à l'origine de la baisse de fréquentation notable. Monegros Désert Festival |